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Bruit de bottes au sein de l’URD : Des manœuvres dilatoires pour débarquer son président 

Il y a toujours des non-dits sur le vote de prorogation du mandat des élus de la Nation. Le bruit de bottes viendrait des caciques de l’URD qui ne pardonnent pas leurs élus pour avoir voté la loi. Si vote y a eu, c’est que le pouvoir a payé leur silence moyennant quelques liasses du franc CFA. Ces propos viennent d’un élu local de l’URD qui fait partie des frondeurs contre le Président du parti.

 Après le séisme né du départ d’Oumar Ibrahim Touré de l’URD, le parti de la poignée des mains vient de connaitre un autre séisme. Celui-ci concerne le fondateur et Président du parti que d’aucuns voient en lui le facteur entravant à la victoire du parti aux différentes élections. Trois fois finalistes malheureux au second tour de la présidentielle dont deux fois sous les couleurs de l’URD, il est temps pour Soumaïla Cissé de passer le témoin à un cadre du parti afin qu’il tente sa chance. Pour cet élu local, le seul Responsable de l’échec de l’URD est sans nul doute son Président qu’il faut débarquer à tout prix. Cela en vue de préserver l’intérêt supérieur du parti. Aux dires de cet élu, le pouvoir a acheté le silence des Députés de l’opposition pour les faire voter la loi. Des billets de Banque ont été distribués afin qu’ils votent cette loi. Une trahison de la base qui a voté pour eux.

Ce sont là entre motifs évoqués par cet élu URD qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat à propos des manœuvres visant à débarquer Soumi Champion de la Présidence du parti.

Partira ou partira pas ? La question reste posée. Mais, une chose est claire, l’URD court un risque de scission. Celle-ci viendra du refus de son président à céder son poste. S’il s’entête à rester sur place, les frondeurs menacent de quitter le parti pour d’autres cieux. Chose qui va museler la formation politique qui sort très affaibli de la présidentielle de 2018, suivi des contestations électorales en cours.

Soumaïla Cissé devait faire sien ce dicton d’Alassane Dramane Ouattara, actuel Président de Côte-d’Ivoire.

Comme le disait le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO), opposant au Régime de Laurent Gbagbo.  «Il faut avoir double carapace quand on veut faire de la politique ». Il affirmait ainsi en 2000 lors du forum de réconciliation nationale organisé par prédécesseur Laurent Gbagbo. ADO, comme l’appellent ses fans, a utilisé cet adage pour parler  des coups bas infligés à lui par ses adversaires politiques qui voulaient lui barrer la route de la Présidence ivoirienne. Aujourd’hui, il s’est hissé au podium en transcendant tous ces clivages.

Soumaïla Cissé devait faire sien ce dicton d’Alassane Dramane Ouattara, actuel Président de Côte d’Ivoire.

Ambaba de Dissongo

Source : L’Observatoire

 

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