Moussa mara, Premier ministre Mali
Politique

DESAMOUR PARFAIT ENTRE MOUSSA MARA ET L’OPPOSITION: Le président de Yèlèma se ravise sur le compte d’IBK

Après son départ  de la tête du gouvernement, Moussa Mara avait observé un temps de réserve avant de sortir des dents contre le Président de la République. Ces derniers temps, il semble revoir sa copie au sujet du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta. En tout cas, ses récentes publications en attestent amplement.

Agacé par moment par la gestion du régime, l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, après sûrement une bonne analyse de la situation, revient à la raison. A la différence de certains opposants, il ne peint pas toutes les actions du Président IBK en noir. Il salue aussi ses bonnes actions.

Pour preuve, l’invitation du héros malien à Paris, Mamoudou Gassama, par le chef de l’Etat au Mali pour lui notifier la fierté de la nation a été louée par Moussa Mara. A l’occasion de la réception de jeune Gassama, le président de Yèlèma a affirmé que   Mamoudou est une fierté nationale et illustre parfaitement les valeurs maliennes de solidarité, de bravoure, de sens de sacrifice pour les autres. C’est un exemple que notre jeunesse doit méditer. Avant de préciser : « Le Président IBK doit être félicité pour avoir invité Gassama à Bamako afin de lui témoigner la reconnaissance du pays ».

Quelques semaines auparavant, Mara avait fait une autre publication pour faire la part des choses. Dans ce post sur sa page facebook, il souligne que le Président IBK n’est pas la cause de tous les problèmes du Mali comme certains veulent faire croire. Dans son analyse, l’ancien Premier ministre argumente que personne ne peut dire que la corruption et les autres maux qui s’en suivent ont commencé sous le régime IBK. Mieux, soutiendra-t-il, «je peux affirmer que c’est à cause de ces problèmes qu’Ibrahim Boubacar Keïta a accédé à la magistrature suprême du pays». Toutefois, précise Mara, IBK aurait dû mieux faire, mais, il n’est pas la source de tous les problèmes du Mali.

Désamour entre Moussa Mara et Soumaïla Cissé

 A analyser de près les observations faites par l’ancien Premier ministre Mara au sujet des faits et gestes du chef de file de l’Opposition, on se rend compte qu’il n’apprécie guère Soumaïla Cissé.  A titre illustratif, Moussa Mara s’est désolidarisé de la marche de l’opposition du 8 juin. Car, de son avis, cette marche ne nous fait avancer aucunement. Il l’a fait savoir  dans une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, tout en expliquant  les raisons de sa non-participation à ladite marche qu’il juge déstabilisatrice. Il estime que Soumaïla Cissé et autres veulent tout mélanger, tout casser. Dans cet entretien, il dit tout sur les raisons de son boycott.   « Ils m’ont abordé pour la marche, je n’ai pas voulu en faire partie. La raison pour laquelle vous marchez, pour moi ce n’est pas valable. Organisons bien les élections. Ça s’organise déjà. S’il y a défaillances à certain niveau, soulignez-les, nous allons essayer de les résoudre ensemble avec le gouvernement. Si le gouvernement refuse aussi, nous allons informer les citoyens. ORTM.., qu’on libère l’ORTM… ! J’ai dit hum ! Et n’oubliez pas ! Depuis la nuit des temps, l’ORTM appartient à ceux qui sont au pouvoir ! Donc, essayons de voir quelle solution nous pouvons trouver si nous venons au pouvoir pour que l’ORTM ne soit pas le porte-parole d’une seule personne, mais de tout le peuple. Je crois que ce sont ces moyens que vous devez mettre en place pour que le peuple sache que vous êtes prêts pour le changement. Eux, ils veulent tout mélanger, tout détruire. C’est pourquoi le peuple aussi doit faire attention à ces gens », a-t-il assené, rappelant toutefois que  nous sommes dans un pays démocratique. Si quelqu’un veut marcher, le gouvernement doit le laisser faire. Car,  c’est la marche qui a permis la venue de la démocratie dans ce pays. Si nous nous exprimons librement, c’est dû à la démocratie. Si ce n’est pas la démocratie, il y a des pays en Afrique où on ne peut pas s’exprimer librement devant la télé. Sinon tu vas te chercher. Donc, notre pays est démocratique, qu’on reste dans la démocratie et que les autorités autorisent les marches. Une fois autorisées, qu’elles soient canalisées. Que les policiers ne brutalisent pas les gens. De grâce, nous sommes tous des Maliens. Tu blesses celui-là, c’est une partie de toi que tu as blessé. Nous sommes tous Maliens et nous voulons tous redresser le Mali. Donc, que les autorités fassent attention et qu’elles ne franchissent pas certaines limites. Ce sont elles qui auront une mauvaise réputation, conseillera Mara.

Soumaïla Cissé et Tiébilé Dramé n’ont pas d’autre projet que de remplacer IBK

Indigné par l’acharnement de l’opposition sur le pouvoir, Moussa Mara ne cache pas son désaveu. Dans une entrevue qu’il a accordée le jeudi 13 juin 2018 à Jeune Afrique, M. Mara, ancien  membre de la « Convention des bâtisseurs », une coalition qui regroupe des opposants modérés, a déclaré que «Soumaïla Cissé et Tiébilé Dramé n’ont pas d’autre projet que de remplacer IBK». Avant d’ajouter qu’ils ne représentent pas le changement auquel les Maliens aspirent. « Ils ne représentent pas le changement auquel nous aspirons. J’estime que leur stratégie, qui consiste uniquement à avoir le président en ligne de mire, est électoralement risquée. Cela les fait passer pour des agités qui prônent les manifestations de rue », soutiendra-t-il.  Partant, Mara ajoutera  que  les Maliens aiment le consensus, le calme et la tranquillité. «  Ils refusent les extrêmes. Si l’opposition adopte cette stratégie extrémiste, le pouvoir aura un boulevard devant lui pour jouer la carte de la force tranquille et de l’unité nationale », a-t-il prédit. Et de poursuivre en disant que «  Soumaïla Cissé et Tiébilé Dramé ne sont pas en train de prendre la bonne direction. Leur discours pourrait se résumer par ‘’ ôte toi de là pour que je m’y mette’’, mais ce qu’ils vont y faire, ils ne le disent à personne. Ils n’ont pas d’autre projet que de remplacer IBK », a dénoncé Moussa Mara.

Oumar KONATE

Source: La Preuve

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