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Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a réagi, ce mardi 30 juin à Dakar, à la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de soumettre à référendum populaire les propositions de révision de la Constitution portées par le Pastef d’Ousmane Sonko, à l’issue d’un large débat national.
Dans une déclaration rendue publique par son porte-parole, le PDS dit accueillir favorablement le choix du chef de l’État de consulter directement le peuple sénégalais. Le parti y voit l’occasion pour les citoyens de se prononcer sur un projet qu’il rejette fermement.
À cet effet, la formation politique appelle « l’ensemble de ses militants, sympathisants et mouvements de soutien, ainsi que tout le peuple sénégalais, à se mobiliser pour faire barrage à ces réformes et à voter massivement « NON » le jour du scrutin ».
Le PDS estime que les modifications constitutionnelles proposées « ne sont dictées que par les intérêts personnels d’Ousmane Sonko » et affirme qu’elles « trahissent sa soif de pouvoir et sa haine des institutions républicaines, qui constituent pourtant le socle de notre démocratie et de nos libertés ».
Dans sa déclaration, le parti formule également de vives critiques contre le Premier ministre. Selon lui, après avoir « provoqué une crise économique et financière sans précédent et plongé des millions de Sénégalais dans la précarité et le chômage », Ousmane Sonko chercherait désormais « à créer une crise institutionnelle majeure ».
Le PDS l’accuse par ailleurs « d’instrumentaliser aujourd’hui la présidence de l’Assemblée nationale qu’il occupe de manière illégitime et en violation flagrante de la loi électorale dans l’unique but de destituer le président de la République, légitimement élu au suffrage universel ».
Poursuivant sa charge, le parti « dénonce avec la plus grande vigueur ce coup de force contre nos institutions » et lance « un appel solennel au peuple sénégalais pour qu’il se dresse en rempart contre cette atteinte à la sûreté de l’État et cette véritable tentative de coup d’État institutionnel orchestrée par M. Sonko ».
Le PDS exhorte également le président de la République et le pouvoir judiciaire à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver l’ordre constitutionnel, la démocratie, les libertés publiques et la paix civile ».
Enfin, le parti condamne « avec vigueur » les violences dont aurait été victime le député Abdou Mbow, dénonçant « l’agression physique et les violences exercées sur le parlementaire Abdou Mbow par les députés de Pastef ».
Par cette déclaration, le Parti démocratique sénégalais confirme son opposition résolue au projet de révision constitutionnelle et annonce sa mobilisation en faveur d’un vote négatif lors du référendum annoncé.
Cyril Roc DACK




