Le Premier ministre, Général de Division Abdoulaye Maïga, donne le coup d’envoi de la Super Coupe Assimi Goïta édition 2026
La sixième édition de la Super Coupe du Général d’Armée Assimi Goïta a officiellement démarré ce vendredi 21 août au Stade Mamadou Konaté de Bamako. Présidée par le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, la cérémonie d’ouverture a mêlé ferveur populaire, hommage aux figures disparues du sport et discours sur la cohésion nationale. Sur le terrain, la Présidence a donné le ton en s’imposant 4-0 face à Ménaka.
Le Stade Mamadou Konaté avait des allures de grande fête nationale, ce vendredi après-midi. Dans les tribunes comme sur la pelouse, les délégations venues des régions du Mali et du District de Bamako ont donné le coup d’envoi symbolique d’une compétition qui entend, année après année, dépasser le simple cadre du football.
Aux côtés du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, figuraient notamment le Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseyni Diawara, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, le président de la commission nationale d’organisation, le Commissaire-colonel Cheick Mamadou Cherif Tounkara, ainsi que l’ancien président de la Transition, Pr Dioncounda Traoré.
Après le défilé des différentes délégations, place a été faite aux allocutions. La séquence a d’abord été marquée par un moment de recueillement. Prenant la parole, le Commissaire-colonel Cheick Mamadou Cherif Tounkara a demandé une minute de silence en mémoire de deux acteurs du sport malien récemment disparus : le journaliste sportif Sery Diarra et l’entraîneur Chaka Bagayoko. « Monsieur Sery Diarra est celui qui a en premier eu l’idée de ladite Super Coupe », a rappelé le président de la commission d’organisation. Quant à Chaka Bagayoko, il restera associé à l’histoire de la compétition pour avoir conduit la première équipe à remporter le trophée en qualité d’entraîneur.
Dans son intervention, le responsable de l’organisation a également insisté sur la dimension sociale de la compétition. Pour lui, le football doit servir de trait d’union entre les différentes composantes de la société malienne. « Les sports en général, et le football en particulier, représentent des canaux sociaux à travers lesquels l’union se renforce », a-t-il souligné, appelant les équipes, les dirigeants, les médias et le public à promouvoir l’esprit d’équipe et le fair-play.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a ensuite placé cette édition sous le signe de la cohésion sociale et du vivre-ensemble. Selon lui, la Super Coupe est devenue un rendez-vous important pour la jeunesse malienne. Elle met aux prises les différentes régions du pays, le District de Bamako et certaines institutions, dans une compétition pensée comme un espace de rassemblement.
Le ministre a également salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation du territoire, avant de rendre hommage aux dirigeants de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). « La Super Coupe s’illustre d’année en année comme un terreau fertile et un rendez-vous sportif mobilisateur de la jeunesse et du monde sportif », a-t-il déclaré. Avant de rappeler aux acteurs : « Au-delà de vos couleurs, vous représentez une seule nation »
Dans les tribunes, l’affluence et la présence des différentes délégations traduisaient cette volonté de faire du tournoi un moment de rassemblement national.
Une compétition qui veut dépasser le football
Au nom du président de la Transition, le ministre Secrétaire général de la Présidence, Dr Alfousseyni Diawara, a, lui aussi, insisté sur l’évolution de la compétition. Après l’édition 2025, qui avait marqué la participation de l’ensemble des régions du pays, l’édition 2026 entend franchir un nouveau cap. « La Super Coupe n’est désormais plus une simple compétition de football. Elle est devenue un espace de brassage, de fraternité, de découverte des talents et de promotion de la cohésion nationale », a-t-il affirmé.
Le parallèle avec la Biennale sportive, relancée en 2026, est assumé. Les autorités veulent capitaliser sur l’expérience de cette manifestation, qui avait réuni à Bamako les jeunes des 19 régions et du District de Bamako. « Lorsque notre jeunesse se rencontre, c’est le Mali qui se retrouve », a résumé Dr Alfousseyni Diawara.
Cette orientation prend une dimension particulière dans le contexte de l’année 2026-2027, déclarée année de l’éducation et de la culture. L’ambition affichée est désormais de faire des manifestations sportives des espaces combinant performance, citoyenneté, culture et éducation.
Après les discours et les différentes séquences protocolaires, les regards se sont tournés vers la pelouse. Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi officiel de la compétition.
Pour ce premier rendez-vous, l’équipe de la Présidence affrontait celle de Ménaka. Le suspense n’aura finalement duré qu’un temps : la Présidence s’est imposée 4 buts à 0, lançant idéalement son parcours dans cette édition 2026.
Au-delà du résultat, cette première rencontre a donné le ton d’une compétition appelée à s’étendre sur plusieurs journées et à réunir les représentants des différentes régions du Mali.
Le sport comme outil de cohésion
Au fil des éditions, la Super Coupe du Général d’Armée Assimi Goïta s’est installée dans le calendrier sportif national. Son organisation repose désormais sur une double ambition : offrir une plateforme de compétition aux jeunes footballeurs et utiliser le sport comme levier de rapprochement entre les populations.
La cérémonie de ce vendredi l’a encore illustré. Des délégations régionales réunies dans une même enceinte, un hommage aux acteurs du sport disparus et des appels répétés à la discipline et au fair-play : le message des organisateurs était clair.
Sur le terrain, les équipes devront désormais transformer ce discours en actes. « Chaque match doit être une leçon de fair-play, chaque victoire remportée dans la dignité et chaque défaite une occasion de progresser », a lancé Dr Alfousseyni Diawara aux jeunes participants.
La compétition est lancée. Et, après la victoire nette de la Présidence face à Ménaka, le premier signal sportif de cette édition 2026 est déjà donné.
Cyril Roc DACK




