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Travaux sur Sotuba II : d’importants effets secondaires des explosifs

Lancés l’année dernière dans le but de doubler la capacité de la Centrale hydroélectrique de Sotuba, les travaux du projet exécuté par une entreprise chinoise, connaissent une tournure malheureusement insupportable.

Selon nos informations, c’est la somme de 24,309 milliards F CFA que les actuelles autorités ont allouée à ce projet pour améliorer la réponse à la demande sociale des Maliens.

Si l’initiative marque un grand pas dans le besoin constant de l’énergie, il faut aussi reconnaître qu’elle est la première après celle du barrage de Sotuba, datant des années d’Indépendance.

Certes, les travaux de doublement de la capacité de la centrale hydroélectrique de Sotuba, dits travaux de Sotuba II, participent de la volonté des plus hautes autorités de notre pays de faire de l’accès à l’énergie un point cardinal de l’action publique.

Seulement, il s’est avéré que l’entreprise chinoise à laquelle le marché est attribué, a outrepassé les règles prédéfinies, tout en utilisant des explosifs types dynamites fabriqués avec de la nitroglycérine très puissantes, pour détruire les rochers. Ce qui entraine les  fissures des bâtiments environnants et heurtant la quiétude des populations.

Depuis que ces travaux ont débuté les multiples détonations des explosifs ne cessent de faire trembler la terre dans la zone. Une situation devenue insoutenable pour les populations riveraines, réunies dans un collectif afin de limiter les dégâts qui seraient importants.

Parmi lesquels dégâts on noterait les fissures des bâtiments visibles à certains endroits, dus au tremblement de terre et un cas d’arrêt de grossesse d’une femme effrayée par le bruit des détonations.

Pour ces populations qui ont été voir les Chinois en pleins travaux dans le lit du fleuve Niger sur la zone du barrage de Sotuba, les détonations sont d’un effet nuisible.

En conséquence, elles demandent à ce que les travailleurs utilisent d’autres moyens pouvant leur permettre de réaliser le projet sans faire recours à cette méthode en pleins quartiers résidentiels.

Curieusement, certaines sources avancent que dans les clauses du contrat liant l’entreprise et l’Etat, l’usage des explosifs en ces périodes d’incertitudes n’est pas inclue de façon indéfinie. Alors que chaque jour, ce sont des dizaines de détonations qui sont provoquées. Le pire est qu’aucune mesure de communication n’a été prise pour avertir les populations pour d’éventuelles mesures de sécurité à envisager. Rien !

Dans les jours à venir, des actions judiciaires en réparation seront engagées contre les responsables publics et privés.

Nous y reviendrons avec la version de chacun des acteurs engagés dans le projet

Affaire à suivre…

Mamatou  Zan  Diarra

L’Observatoire

 

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