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Société UNE

Embargo et fermeture des frontières : Les avis presque unanimes des citoyens

Depuis le 09 janvier 2022, l’épée des sanctions imposées de la CEDEAO plane sur le Mali. Cette situation a suscité colère et frustration au sein de la population malienne. Nous avons tendu notre micro à quelques citoyens pour connaitre leur impression sur cette situation difficile que traverse notre pays.

Malamine Touré, activiste : « Nous sommes conscients des conséquences »

Je soutiens mon pays et la transition. Il a été proposé une prolongation de la Transition pour une durée de 6 mois à 5ans lors des Assises Nationales de la Refondation. Nous sommes vraiment mécontents des sanctions qui nous ont été infligées pas la CEDEAO et l’UEMOA. C’est inacceptable ces décisions de la CEDAO. Elle ne devrait pas faire ça, la CEDEAO et UEMOA devraient prendre en compte  les aspirations du peuple et écouter la junte en cette période de crise sécuritaire et sanitaire que le Mali traverse. Nous sommes conscients des conséquences, mais on aurait  pu avoir des solutions.

Seydou Maïga, commerçant : « Les autorités de la transition ne doivent pas céder juste »

Depuis quelques jours, nos colis sont bloqués hors du Mali. Il n’y a pas moyens de les avoir à cause de la fermeture des frontières et l’embargo. Vraiment, nous vivons très mal cette situation en termes de sécurité, santé, et surtout sur le plan économique. Les autorités de la transition ne doivent pas céder juste. Elles doivent faire ce qu’il y a de mieux pour nous tirer de là. Pour ma part je soutiens la transition sur toutes ses formes.

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Wassa Diakité, travailleur communautaire : « Plusieurs ONG vont cesser de fonctionner »

La suspension des aides en faveur du Mali va provoquer l’interruption des activités de plusieurs ONG qui contribuent au développement communautaire du Mali. La plupart des financements qu’on reçoit provient de l’extérieur. Avec certitude, ces mesures de la CEDEAO vont négativement impacter sur les activés en cours. Sans financement, plusieurs de nos ONG vont cesser de fonctionner.

Mamoutou Sissoko, pompistes dans une station : « Nous faisons confiance à la transition »

Je suis inquiète depuis l’annonce de la décision de la CEDEAO.  L’embargo et la fermeture des frontières vont aggraver nos problèmes. Mais, nous faisons confiance à la transition. Concernant le prix de l’essence, ça reste inchangé pour le moment mais espérons que d’ici quelques jours la situation du Mali change, sinon nous aurons des augmentations.

Moussa Touré, enseignant à la retraite : « Nous mènerons ce combat jusqu’au bout »

La CEDEAO n’a vraiment pas d’estime pour le Mali en cette période de crise. L’arrivée des militaires au pouvoir a énormément changé les choses au Mali tant sur le plan de l’éducation, la sécurité mais aussi sur la vie chère. Le moment où nous essayons de battre et vaincre l’ennemi, c’est justement cette période que l’organisation sous régionale choisit pour punir le Mali. De toute évidence, nous resterons avec la transition et nous mènerons ce combat jusqu’au bout »

Hawa Traoré

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