le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré, a animé un panel de haut niveau.
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Le Ministre Traoré au 6ème édition du SIM-Sénégal 2021 : « Il faut une mise en œuvre optimale des contenus locaux pour que l’industrie aurifère soit complètement intégrée dans l’activité économique du pays »

Le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, M. Lamine Seydou Traoré, a participé, du 1er au 2 novembre 2021 à Dakar, à la 6ème édition du salon international des mines Sénégal (SIM-Sénégal 2021). La cérémonie d’ouverture de l’événement était placée sous la présidence de S.E Macky Sall, président de la République du Sénégal.

Au de son séjour, le Ministre Traoré a animé un panel de haut niveau qui a permis de parler du secteur minier au Mali à la lumière de l’intégration de la vision sous régionale dans les politiques et stratégies nationales, la vision globale et durable en Afrique pour une émergence de politiques et stratégies pertinentes en faveur du développement du contenu local, les initiatives régionales et internationales pour rendre effectif le contenu local dans le secteur extractif, les initiatives sous régionales, régionales et internationales et nationales de développement du contenu local et les meilleures pratiques et expériences acquises dans la promotion du contenu local.

Reconnu historiquement pour l’exploitation de l’or, le Mali est dans l’exploitation industrielle depuis plus de 30 ans avec une production annuelle de près de 65 tonnes par an et une contribution aux recettes de l’Etat de plus de 400 milliards de F CFA. Pour autant, le commun du malien trouve que l’or ne brille pas suffisamment pour le Mali à tort ou à raison, a regretté le Ministre.

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Répondant aux questions suivantes : Que faut-il faire pour que les retombées de l’exploitation aurifère et d’une manière générale de l’exploitation minière soient perceptibles par les populations ? Faut-il augmenter la participation de l’Etat dans le capital des sociétés extractives ou appliquer simplement une taxe ad valorem sur la production des mines ? Ou penser une stratégie plus globale de valorisation du contenu local ?

Le Ministre Traoré a expliqué qu’« il faut une mise en œuvre optimale des contenus locaux pour que l’industrie aurifère soit complètement intégrée dans l’activité économique du pays ».

Dans cette perspective, au Mali, a récemment adopté la politique minière et un nouveau code minier avec ses textes d’application en novembre 2020 qui consacre la valorisation du contenu local renforcée par la mise en place d’un comité de suivi de la mise en œuvre efficiente de la question de contenu local par les industries extractives afin de mieux positionner les entreprises nationales et locales dans la chaine de valeur de du processus de production des industries extractives, a expliqué le Ministre.

De même il faut démarrer l’organisation de la filière exploitation artisanale et traditionnelle de l’or dont les productions échappent aux statistiques nationales, a soutenu le Ministre.

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Le constat est qu’au Mali moins de 20% des dépenses engagées par les sociétés minières reviennent aux entreprises nationales et locales. Il ne s’agit pas des filiales implantées légalement au Mali mais des entreprises dont la majorité d’actionnariat est détenue par les maliens.

Pour le Ministre au Mali, et peut-être le cas dans d’autres pays, « les entreprises locales ne peuvent répondre aux standards des sociétés minières sans une volonté réelle d’accompagnement eu égard parfois à leurs capacités financières limitées. Néanmoins avec l’accompagnement de certaines industries extractives comme Barrick, des sociétés maliennes comme SFTP Mining ou EGTS sont arrivées à un niveau qui leur permet d’aller au-delà du Mali pour les services de sous-traitance minière ».

« Il faut donc nécessairement une action tripartite pour un développement optimal et harmonieux du contenu local qui permettra de mettre en place des entreprises nationales sérieuses et décidées à aller de l’avant et à développer des synergies sous forme de joint-venture pour des projets de grande envergure. Il faut également des sociétés minières prêtes à appuyer ces entreprises nationales en leur octroyant des marchés qu’elles peuvent réaliser et une volonté politique de l’Etat », a soutenu le Ministre Traoré.

« Cette volonté politique doit aider à définir le cadre de collaboration des parties prenantes, faciliter la mise en place d’un cadre d’accompagnement des entreprises nationales par les sociétés extractives, mettre à disposition une plateforme où toutes les parties prenantes peuvent communiquer, encourager les sociétés minières à annoncer les appels d’offres plusieurs mois à l’avance pour permettre aux entreprises nationales de développer des partenariats, encourager le transfert des compétences entre les sociétés extractives et les entreprises nationales et enfin sanctionner s’il y a lieu en cas de non-conformité », a indiqué le Ministre.

Source: MMEEM

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