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Dans une correspondance officielle datée du mardi 21 avril 2026, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 annoncent un préavis de grève de 72 heures, adressé au ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social. Cette nouvelle montée de tension intervient à la suite des résolutions issues des assemblées générales tenues le 14 avril dernier.
Dans leur lettre référencée N°2026-003/SES, les organisations syndicales, notamment le SYNEM, le SYNEFCT, le SYLDEF et la FENAREC, expriment une série d’exigences qu’elles qualifient d’urgentes et non négociables. « Nous exigeons l’application immédiate du procès-verbal de conciliation du 18 mai 2019, notamment en son point 10 relatif à l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités aux services centraux », martèlent les syndicats.
À cette revendication s’ajoute l’application du procès-verbal du 13 décembre 2022 portant sur la prime spéciale accordée aux enseignants, ainsi que l’annulation de plusieurs correspondances du ministère de l’Éducation nationale datant du 28 décembre 2023, du 30 octobre 2024 et du 2 avril 2026.
Les syndicats réclament également le redéploiement des enseignants détenteurs de Licence vers le secondaire, la réforme de la formation à l’École normale supérieure (ENSup) et la réouverture des facultés concernées.
Tout en réaffirmant leur attachement au dialogue social, les syndicats préviennent qu’ils pourraient passer à l’action en cas d’inaction des autorités.
« Bien que disposés au dialogue, nous nous réservons le droit d’observer une grève de 72 heures, du mercredi 13 au vendredi 15 mai inclus, si nos revendications ne sont pas satisfaites », préviennent-ils.
Ce préavis de grève intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions récurrentes dans le secteur de l’éducation au Mali, où les questions liées aux conditions de travail et à la gestion du personnel enseignant demeurent au cœur des préoccupations.
À moins d’un compromis rapide, cette annonce pourrait déboucher sur une nouvelle perturbation du calendrier scolaire. Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour les négociations entre les partenaires sociaux et les autorités en charge du secteur.
En attendant, les regards restent tournés vers le gouvernement, appelé à apporter des réponses concrètes à des revendications qui, selon les syndicats, « ne souffrent d’aucun report ».
Issa TANGARA




